Suivi psychomoteur

La psychomotricité est une profession paramédicale régit par le décret 88-659 du 6 mai 1988.
Elle prend en compte l’être humain dans sa globalité, mettant en évidence la relation existant entre le corps (motricité et sensorialité) et le psychisme (émotion, cognition, relation à l’autre).
Le psychomotricien aide son patient à trouver ou retrouver un équilibre psycho-corporel, à mieux prendre conscience de son corps, à le maîtriser, à en faire un instrument capable de s’exprimer et de communiquer. La psychomotricité permet de vivre et d’expérimenter une unité sensori-motrice, émotionnelle et psychique.

Les indications, en psychomotricité, chez le jeune enfant, peuvent être :

  • Retard ou difficultés dans les acquisitions motrices
  • Troubles sensoriels
  • Troubles du tonus (hypotonie/hypertonie)
  • Troubles dans l’interaction ou dans le jeu
  • Difficultés au niveau des coordinations (oeil-mail, bi-manuelles…)
  • Difficultés attentionnelles
  • Accompagnement d’enfants nés prématurément
  • Accompagnement et soutien à la relation parent/enfant

Le bilan psychomoteur s’effectue en trois séances d’une heure environ. Il comprend un entretien au préalable, l’évaluation des compétences psychomotrices de l’enfant, la rédaction du bilan (hors présence de l’enfant) et une restitution de ce dernier à l’enfant et aux parents.
Selon les observations et les conclusions du bilan, un projet d’accompagnement psychomoteur peut être proposé.

Les modalités du suivi auprès du jeune enfant sont généralement une fois par semaine entre trente et quarante cinq minutes. Les médiateurs utilisés lors des séances peuvent être d’ordre vestibulaire, vibratoire, somatique et sous forme de stimulations sensori-motrices, de toucher thérapeutique et de relaxation.
Le psychomotricien travaille en partenariat avec toute une équipe pluridisciplinaire (orthophoniste, kinésithérapeute, ergothérapeute, pédiatre, ostéopathen, psychologue…) et sous prescription médicale.

Le remboursement des séances n’est pas pris en charge par la sécurité sociale. Il peut être possible par l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé (AEEH) qui permet la prise en charge de tout ou partie des soins psychomoteurs. Certaines mutuelles et la CPAM peuvent aussi rembourser les frais psychomoteurs. N’hésitez pas à demander vos possibilités de remboursement à ces différents organismes.

Je propose cet accompagnement psychomoteur à votre domicile et à des enfants âgés de moins de 3 ans.